Una Escuela Sustentable

A Jaureguiberry, à une cinquantaine de kilomètres de Montevideo, a vu le jour en juin 2016 une école d’un genre inédit en Amérique latine. Le projet, initié par l’ONG uruguayenne Tagma, fut porté aux oreilles de l’architecte Michael Reynold, qui apporta sa contribution à l’initiative en dessinant les plans de la future école. Conçue dans l’esprit des Eartships qui rendirent célèbre l’architecte, l’établissement fut édifié en huit semaines à peine avec la collaboration d’une quarantaine de bénévoles.

Depuis lors, l’école devenue publique dispense à 45 d’élèves un enseignement gratuit, axé autour de la gestion des déchets,des ressources et du respect de l’environnement, et se veut également autosuffisante en matière d’énergie. L’établissement bénéficie en effet d’un système électrique alimenté par des panneaux solaires et récupère l’eau de pluie comme eau courante. Quelques cultures ont même vu le jour, sous les vitraux et autour de la cour de l’école.

L’établissement, construit à base 70% de matériaux recyclés, fut édifié de manière respectueuse de l’environnement et avec l’implication des habitants de la ville. En chiffre, cela donne 2000 pneus, 8000 canettes en aluminium, 50 000 bouteilles en verre, et 2000m² de carton.

L’ONG ainsi que Michael Reynold espèrent via ce projet inciter à la mise sur pied d’initiatives identiques, particulièrement dans des régions du globe souffrant du manque d’infrastructures publiques.

Michael Reynold et les Earthships, petit focus

Michael Reynold est un architecte américain qui s’est fait connaître par ses constructions édifiées à partir de matériaux usagé et intégrées à l’environnement presque sans l’altérer. Appelées « earthships », ces constructions en matériaux recyclés consomment peu, dépensent peu et se veulent souvent auto-suffisantes en matière d’énergie.Le concept, qui a pris forme dans les années 1970, n’a cessé de prendre de l’ampleur et s’est disséminé dans le monde entier, au gré des missions de Reynold, qui se dit mu par l’envie de « sauver sa peau, ce qui est un moteur inouï ». 

A voir, le documentaire intitulé Garbage Warrior, réalisé par Oliver Hodge, retraçant le parcours de l’architecte.

 

 

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Publié dans: Blog

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